Miercoles Junio 26 2019 
Nouveaux Contes Cruels por Auguste De Villiers De L'isle-adam Gratis

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Detalles del Ebooks

Autor (s): Auguste De Villiers De L'isle-adam

Título: Nouveaux Contes Cruels

Número de páginas: 288

Fecha de lanzamiento:

ISBN: 0

Editor: None

Langue: Español

Formato: Epub

Auguste De Villiers De L'isle-adam con Nouveaux Contes Cruels

 
LES AMIES DE PENSIONÀ Monsieur Octave Maus.Rien ne sert de rien. — Et, d’abord, il n’y a rien. Cependant tout arrive : — mais cela est bien indifférent !Théophile Gautier.Filles de gens riches, Félicienne et Georgette furent insérées, tout enfants, en ce célèbre pensionnat tenu par mademoiselle Barbe Desagrémeint.Là, — bien que les dernières gouttes de lait du sevrage transparussent encore sur leurs lèvres, — une conformité de vues, touchant les riens sacrés de la toilette, les unit, bientôt, d’une amitié profonde. Leurs âges similaires, leur charme de même genre, la parité d’instruction sagement restreinte qu’elles reçurent ensemble cimentèrent ce sentiment. — D’ailleurs, ô mystères féminins ! tout de suite, à travers les brumes de l’âge tendre, elles s’étaient reconnues, d’instinct, comme ne pouvant se porter ombrage.De classe en classe, elles ne tardèrent pas à notifier, par mille nuances de maintien, l’estime laïque d’elles-mêmes qu’elles tenaient des leurs : le seul sérieux avec lequel elles absorbaient leurs tartines, au goûter, l’indiquait. En sorte que, presque oubliées de leurs proches, elles atteignirent, à peu près simultanément, la dix-huitième année, sans qu’aucun nuage eût jamais troublé l’azur de cette sympathie, — que, d’une part, solidifiait l’exquis terre-à-terre de leurs natures, et que, d’autre part, idéalisait, s’il se peut dire, leur « honnêteté » d’adolescentes.Soudainement, la Fortune ayant conservé son déplorable caractère versatile et rien n’étant stable, ici-bas, même dans les temps modernes, l’Adversité survint. Leurs familles, radicalement ruinées, en moins de cinq heures, par le Krach[1], durent les retraire ; à la hâte, de la maison Desagrémeint, — où, d’ailleurs, l’éducation de ces demoiselles pouvait être considérée comme achevée.On essaya, tout aussitôt, de les marier, comme suprême ressource, par voie d’annonces, la seule risquable, sans trop de folie, en cette disgrâce. On dut vanter, en typographie adamantine, leurs « qualités du cœur », le piquant de leurs figures, le montant de leur gentillesse, leurs tailles, même leurs goûts réfléchis, leurs préférences pour l’intérieur : on alla jusqu’à imprimer qu’elles n’aimaient que les vieillards. — Nul parti ne se présenta.Que faire ?… « Travailler ?… » Cliché peu persuadeur — et de pratique malaisée !… Une tendance portait, il est vrai, Georgette vers la confection ; quelque chose, aussi, eût poussé Félicienne vers l’enseignement ; — mais il eût fallu l’introuvable ! savoir ces premiers débours d’outillage, d’installation, — débours que (toujours vu cette friponne d’Adversité !) leurs parents ne pouvaient plus avancer qu’en rêve ! De guerre lasse, toutes deux, ainsi qu’il arrive trop souvent dans les grandes villes, s’attardèrent, un même soir, tout à coup, — jusqu’au lendemain midi et demi.Alors, commença la vie galante, — fêtes, plaisirs, soupers, amours, bals, courses et premières ! L’on ne voyait plus ses familles que pour offrir de petits services, — par exemple, des billets de faveur ; quelque argent.En ce tourbillon de poussière dorée, et quoique leurs occupations nouvelles les obligeassent, par convenance, de vivre séparées, Félicienne et Georgette devaient fatalement se rencontrer ! Oui : c’était inévitable. Eh bien, leur amitié, loin de s’atténuer de ce changement d’existence, s’en renforça, tout au contraire. En effet, même au plus fort des étourdissements du monde, on aime à se retremper, de temps en temps, en quelque chose de pur et d’honnête ; et, ce quelque chose, elles l’obtenaient, entre elles, par le simple échange d’un regard d’autrefois tout chargé des innocents souvenirs de leur jeune âge à l’Institution Desagrémeint ; — noble et chaste illusion dont l’inaliénable trésor consolidait leur sympathie.
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